À l’exception des règles concernant le licenciement, les salariés embauchés sous CDD bénéficient des mêmes avantages légaux, conventionnels ou résultant d’un usage que les salariés sous CDI. Cela concerne en particulier la rémunération, qui ne peut être inférieure à celle que percevrait dans la même entreprise, après période d’essai, un salarié sous contrat à durée indéterminée de qualification équivalente et occupant les mêmes fonctions (art. L. 1242-14 à L. 1242-16).
Situation en cas d’inaptitude au travail
L’inaptitude constatée par le médecin du travail autorise l’employeur à rompre de manière anticipée le CDD, dans l’hypothèse où le reclassement du salarié se serait avéré impossible ou si l'avis du médecin du travail mentionne expressément dans son avis que tout maintien du salarié dans l'emploi serait gravement préjudiciable à sa santé, ou que l'état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans l'emploi (se reporter à notre chapitre sur l’inaptitude). Le salarié a alors droit à une indemnité dont le montant ne peut être inférieur à celui de l’indemnité légale de licenciement (montant doublé en cas d’inaptitude d’origine professionnelle). Cette indemnité s’ajoute à l’indemnité de précarité.